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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 03:21

Les blessures et les injures.


                           thiyity thaghaz th- hallou ; yar awal yaghaz y renou 

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Il y avait autrefois dans la montagne une femme que le destin n’avait cessé de malmener. Elle vivait seule dans une pauvre bicoque après que la mort lui eut ravi son mari et ses 7 garçons.

Tant que ses forces ne l’avaient pas abandonnées, elle supporta les difficultés de la vie, mais celle-ci s’écoula bien vite et la vieillesse arriva à grands pas.

Les longues années de dur labeur et de solitude l’avaient tellement usée qu’elle tenait difficilement sur ses jambes qui supportaient de moins en moins le poids de son maigre corps. Et malgré cela, il fallait encore lutter pour survivre.
La vie a beau être atroce, elle demeurera éternellement le seul bien dont nul ne voudra jamais se séparer !


L’hiver est dur dans les montagnes du Djurdjura (Djurdjura, en kabyle Djerdjer, le massif le plus imposant du nord de l’Algérie) ; les gens y sont parfois contraints de se cloîtrer chez eux durant les grandes tempêtes.
Aussi y avaient-ils pris l’habitude de s’approvisionner en nourriture et en bois. Pour ne pas faillir à cette impérieuse tâche, la vieille femme partit dans la fôret un matin, ramassa du bois et en fit un énorme fagot. Ce n’était qu’au moment où il fallait soulever le lourd fardeau qu’elle se rappela qu’elle n’avait plus sa force d’antan.
Elle voulut rentrer au village et demander de l’aide mais elle se ravisa aussitôt. N’importe qui l’aurait aidée avec plaisir car, en ces temps lointains, l’entraide n’était pas un vain mot.
La vérité était qu’elle n’aimait pas voir quelqu’un accomplir pour elle une besogne qui aurait incombé à l’un de ses fils si la mort ne les avait pas emportée.


Elle était à se demander ce qu’il convenait de faire lorsqu’elle vit surgir de derrière un fourré un formidable lion ! Croyant son heure venue, elle se mit à psalmodier une prière. Mais il n’en fut rien ; le grand félin prit entre ses crocs la corde enroulée autour des branchages et le souleva. L’étonnement atteignit son paroxysme lorsque l’animal, ainsi chargé, prit le chemin du village sous le regard abasourdi de la vieille femme qui se mit à la suivre sans vraiment réaliser ce qui se passe.

Arrivé en vue du village, le lion déposa le tas de bois avant de rebrousser chemin et de disparaître dans la nature. La maison de la vieille femme se trouvait à quelques mètres de l’endroit où le bois était déposé. Heureusement qu’un paysan passa par-là et lui épargna cette pénible tâche,Avant de quitter sa vieille voisine qu’il venait d’aider, l’homme se gratta la tête et fixa d’un regard interrogateur l’énorme tas de branches. Il trouvait bizarre que la vieille esseulée eût pu le ramener de la forêt jusqu’à l’orée du village et ne pouvoir le traîner sur une distance de quelques mètres !

Le lendemain, la vieille femme retourna dans la forêt. Et au moment de soulever le bois qu’elle y avait ramassé, le même lion réapparut pour lui épargner une peine qui était bien au-delà de ses capacités. Et comme la veille, le même paysan passa à l’entrée du village et transporta les branchages de la pauvre femme jusqu’à sa maison.

Cette scène se reproduisit 6 fois. A la 7eme, le lion décida de se cacher derrière un buisson afin de voir comment son « amie » s’y prenait pour emmener les fagots jusque chez elle. Il vit alors apparaître le paysan dont la curiosité était cette fois-là tellement grande qu’il ne pouvait contenir davantage la question qui le taraudait depuis une semaine : -Dis moi, grand-mère, comment fais tu pour ramener ces fagots de la forêt, jusqu’ici et ne pouvoir les traîner ensuite sur quelques mètres ? -C’est très simple ! Je me fais aider par celui dont la gueule pue, répondit la vieille femme. Le lion qui avait tout entendu, retourna dans la forêt, meurtri dans son amour propre.

Le jour se leva et trouva la vieille femme encore dans la forêt, ramassant du bois sec et guettant subrepticement le buisson d’où le grand félin avait désormais l’habitude de surgir. Il apparut en effet, au bout de quelques instants, mais cette fois-là avec un air menaçant. Etant arrivé tout près de l’ingrate, il rugit et lui demanda de se saisir d’une bûche et de le frapper avec son front jusqu’à ce que le sang en jaillisse !

Au début, la vieille refusa de lever la main sur celui qui lui avait allégé la vie plus d’une fois mais elle dut obtempérer lorsqu’elle eut vu pétiller dans ses la flamme de la colère. Elle lui asséna plusieurs coups ; le sang se mit alors à ruisseler et à strier, la face du roi des animaux demeuré impassible.

Tu vois vieille femme, dit-il, je saigne mais ce n’est pas grave. Cette blessure finira bien par se cicatriser et disparaître avec le temps ; je l’oublierai alors. Quant aux paroles offensantes que tu as proférés à mon encontre, elles seront gravées pour toujours dans mon cœur et ma mémoire !!! Ayant dit cela, le lion rugit, sauta sur la vieille femme et la dévora.
En effet, on dit dans nos montagnes d’Algérie que les blessures creusent et guérissent. Quant aux insultes elles creusent et creusent toujours d’avantage!

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 03:00

 

 

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         Dans la casbah d alger ,une legende populaire court sur toute s les levres ,hommes et femmes la racontent volontier ,avec seulement quelques differences de nuances ,elle est surprenante et remarquablement morale

 

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Deux sœurs, ayant hérité ensemble d’une maison d’Alger, vinrent l’habiter L’une était connue pour sa vertu .

La destinée de l’autre l’avait conduite à devenir courtisane. La plus sage habitait l’étage. La courtisane, le west eddar (patio).
Elles partageaient la terrasse avec son minzah (séjour) et la cuisine, qui se trouvait aussi tout en haut de l’escalier.

Un soir de Ramadhan, la femme « légère » dépendait le linge sec tandis que la « sérieuse » faisait la cuisine.

Elle préparait un tadjin au fumet vraiment étourdissant. Une voisine, pauvre et enceinte, parut au bord de la terrasse, et demanda si l’on pouvait lui donner un peu de braise pour allumer son feu.
Fatima, la courtisane, vint vers sa sœur et elle prit du kanoun (foyer)quelques braises, dans une vieille tassa(récipient)à l’étain usé, et la donna à la femme qui partit après avoir remercier les yeux baissées .Le fumet du tadjin se répandait de plus en plus, propre à donner de l’appétit aux plus rassasiés.

Une seconde fois, la voisine apparut au muret de séparation des terrasses et dit, d’une voix un peu altérée, que son feu ne voulait pas prendre .Voudrait-on lui accorder encore quelques braises? On les lui donna, dans la même tassa qu’elle avait rapportée, et elle disparut de nouveau dans son escalier. La sage remit des charbons dans le kanoun et éventa le feu pour qu’ils prennent .

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La mer, en contrebas, était d’un grand calme encore lumineux. L’heure était plutôt lointaine où il serait enfin permis de manger.

Mais Sélima, la petite voisine, était dispensée de jeûne puisqu’elle était enceinte. Ainsi pensa Fatima, la courtisane.

-As-tu remarqué, dit elle à sa sœur, ses joues creuses? la pauvre ne mange peut être pas tous les jours. Je n’ai entendu personne pousser son portail aujourd’hui pour lui apporter des provisions.

-Dieu pourvoira (allah inoub), marmonna la vertueuse. Que je sache, je n’ai pas été spécialement désignée pour subvenir aux besoins des autres.

De l’autre côté de la murette, dans l’escalier voisin, Fatima crut entendre un soupir.

-Ma part d’héritage si tu donnes à Sélima une portion de tadjin.

La vertueuse ne dit rien Elle regarda seulement sa sœur avec surprise.

Si celle-ci renonçait à ses droits sur la maison, il n’y avait aucune raison qu’elle y demeurât. Ainsi, la honte de son activité coupable s’effacerait avec sa présence. Elle louerait l’appartement libéré et vivrait de cette location. Comment cette étourdie ne se rendait-elle pas compte de la sottise du marché qu’elle proposait? A ce moment-là , la voisine apparut pour la troisième fois à la frontière des deux terrasses, la tassa vide à la main. Elle n’osait plus demander et regarda Fatima avec des yeux humbles.

-Allons, dis aimablement la sœur vertueuse, puisque ton feu est à ce point récalcitrant, je vais plutôt te donner une part de tadjin.
Fatima, déjà, s’était levée, et avait pris dans la cuisine un plat qu’elle tendit à sa sœur. Celle-ci le remplit confortablement, la fixant droit dans les yeux. La courtisane donna le plat à la jeune femme enceinte qui lui rendit en échange la veille tassa.
-Merci, dit-elle chaleureusement, oh! sahha (merci) je n’ai que vous deux et Allah.

Fatima sourit.

Sélima s’éloigna pour manger car il faisait clair encore, et elle savait que les deux femmes respectaient le jeûne.
Fatima reporta son tranquille regard vers sa sœur. Désormais, elle n’était plus chez elle. Et elle le vit, confirmé inexorablement dans le visage fermé qui lui faisait face.
Néanmoins, elle savait qu’elle n’avait tout de même pas à partir sur l’heure.
Madame Vertu réclamerait sans doute auparavant que tout fut ratifié clairement chez le cadi. Or il était tard, et cela ne pouvait se faire le soir même.
La nuit vint, et le repas fut pris, sans que l’on reparlât de l’incident qui faisait l’une d’elles propriétaire unique.
Le lendemain, Fatima, qui pourtant était matinale, ne se levait pas.

-Tu regrettes, tu regrettes!….. Pensait sa sœur qui déjà se préparait pour la sortie importante que l’on imagine.

Il faudra bien que tu te montres! Or Fatima était aimée, dans le quartier.

Et ne l’ayant pas entendu lui dire son bonjour habituel, une autre voisine envoya son garçonnet par la rue, prendre de es nouvelles.
Ce fut lui qui remarqua le prodige et se mit à appeler à grands cris. Sous la porte de Fatima (cette grande porte massive à deux battants) coulait un ruisseau d’eau claire et parfumée, qui allait se perdre, quasiment s’évaporer sur le marbre de la On se rassembla, commentant ce surprenant phénomène.

Et chacune se mit à appeler alors à la porte, qui, comme chacun sait, ferme de l’intérieur.
Aucune réponse .

Les femmes se couvrirent et envoyèrent les enfants chercher quelques hommes afin de démonter la porte.

Mais à l’étonnement de tous, elle résistait… et l’on n’osait piétiner cette eau parfumée qui ne cessait de chanter doucement sur les dalles hexagonales comme s’il jaillissait de cette chambre, une source magique.

La porte, enfin, s’ouvrit d’elle même. Toute grande, repoussant par son mouvement le groupe qui tentait de la manipuler .On vit alors au milieu de la pièce un catafalque dressé, entouré de cierges allumés et recouvert de fleurs .Et tous les parfums de l’Arabie, légers pourtant, formaient l’air même de la pièce. Sous les fleurs, le corps lavé de Fatima reposait. Et l’on voyait, sur l’immobilité de son beau visage, une expression de calme bonheur.

On courut chercher un imam afin qu’il dise la prière, puis, on voulut soulever le corps pour l’emmener en terre au cimetière d’EL-qatar .
Las! Tous les efforts ne purent le déplacer d’un cheveu.
Fatima fut donc enterrée dans sa chambre. On voit encore aujourd’hui sur le sol la marque de sa tombe. Et l’on dit que personne ne voulut depuis habiter cet appartement

« L’Eternel fait succéder la nuit au jour et le jour à la nuit. Il connait le fond des cœurs. »
Coran, LVII, 6.



 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 01:20

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                               la mendiante et le prince 

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Au cours d’une promenade, le prince d’une contrée s’était vu accoster par une jeune mendiante qui lui demanda la charité. Il lui donna une pièce d’or et lui demanda comment elle en était arrivée là.

-Mon père et ma mère sont morts alors que je n’avais qu’une année, répondit-elle et j’ai été recueillie par mon oncle paternel.
Au début, je n’avais pas eu à me plaindre, mais lorsque mes cousines et cousins sont venus au monde, tout a changé et à mesure que le temps passait la haine de ma tante à mon égard s’accroissait.

C’était moi, et moi seule, qui faisait face aux travaux ménagers pendant que mes 2 cousines passaient leur temps à se peigner, à se farder et à se mirer dans la glace. Et puis un jour, leur mère m’a chassée parce que j’ai eu le malheur de pleurer dans un coin sur mon triste sort.

Etant de nature très sensible, le prince ordonna qu’on conduisît la jeune fille dans le palais royal où elle prendrait un bon bain et obtiendrait tout ce qu’elles désiraient.
Le jeune souverain était dans les jardins de la demeure royale lorsqu’un garde lui annonça que la mendiante qu’il avait recueillie voulait le voir et le remercier avant de s’en aller.

Quand celle -ci parut devant lui, le visage et les cheveux débarrassés des traces de la misère et le corps enveloppé dans une robe propre, le prince faillit en avoir le souffle coupé ; Il n’avait encore jamais vu de créature aussi belle et, aussi gracieuse ! Comment une telle perle pouvait-elle errer le long des routes rocailleuses et mendier sa subsistance ?

-Je te remercie, mon prince, pour toute ta générosité, dit la mendiante. Maintenant je dois partir et grâce à toi j’aurai désormais le cœur léger parce que j’ai appris que les gens ne sont pas tous comme ma tante la vipère et mon oncle qui a oublié que dans mes veines coule le sang de son frère.

Emu par ces tristes propos et envoûté par la douce voix de celle qui les avait prononcés, le prince répondit :
Tu ne partiras nulle part jeune fille !!! Il ne tient qu’a toi de rester ici, dans ce palais, jusqu’à ce que ta noire chevelure devienne aussi blanche que la neige qui enveloppe les cimes que tu vois là-bas au loin ; veux-tu devenir ma femme ?
La question était si brusque et si sèche que la jeune mendiante s’évanouit. Cela avait suffit au prince pour comprendre que sa demande avait été acceptée. Et pouvait-il en être autrement ?
2 mois s’étaient écoulés et le prince n’avait encore jamais eu l’occasion de voir sa femme manger quoi que ce soit ! Au départ, elle prétendait qu’elle était trop timide pour s’asseoir à la même table que ses beaux-parents qui n’étaient autres que le roi et la reine du pays. Ensuite, voyant qu’elle ne pouvait se défaire de son complexe, on l’autorisa à prendre des repas dans sa chambre. C’était alors que le mystère s’épaissit en présence de son mari ou des serviteurs.
C’était vraiment inquiétant.

Aussi son mari décida-t-il , un jour de l’épier par le trou de la serrure. Le spectacle qu’il vit alors était l’un des plus insolites qu’il ait pu voir jusque là. La jeune princesse commença par jeter le plantureux repas par la fenêtre, ne gardant que la galette de blé qu’elle découpa en plusieurs endroits de la chambre : sur le lit, sur la chaise, sur la table, sur le bord de la cheminée, sur un chandelier, etc…. Ce travail étrange fini, elle dénoua ses cheveux, les ébouriffa de telle sorte que son aspect ressemblât un peu à celui de la mendiante qu’elle avait été naguère.
Et pour finir, elle s’arrêta devant chaque morceau de galette auquel elle demandait la charité en prenant un air pitoyable. Elle prenait alors les morceaux, les avalait et remerciait comme si c’était quelqu’un qui venait de les lui donner !
-La pauvre, se dit le prince, elle a du mal à oublier sa triste existence !

Selon la légende, la princesse vécut au palais auprès de son mari jusqu’à ce que ses cheveux soient devenus aussi blancs que la neige des montagnes. Mais elle ne parvint jamais à se débarrasser de ses habitudes de mendiante.

Les sages disent que ce que Dieu a fait, nulle main ne peut défaire.

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:58

                                                         azul

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amachahou ,ahou 

thamashahouthiw atselhou , atsthva3 assarou


Que mon conte soit beau et qu'il se déroule comme un long fil !
Il y avait un roi et ce roi avait un fils tendrement aimé qui lui dit : 
Roi mon père, laisse moi aller au marché et voir tes sujets. 
Fais selon ton plaisir, lui répondit le roi.

Le prince s'en vint donc au marché et dit à tous les hommes : 
Vous ne vendrez ni n'achèterez, vous n'achèterez ni ne vendrez que vous n'ayez compris ces devinettes.

La première : 
Quel est l'être qui , le matin, marche sur quatres pattes, à midi sur deux et le soir sur trois ?

La seconde : 
Quel est l'arbre qui a douze branches et dont chaque branche porte trente feuilles ?

Aucun ne sut répondre. Tous les hommes restèrent muets. Le marché se dissout. 
Une semaine tourna. Le jour du marché ramena le fils du roi. Il demanda : 
Avez-vous trouvé des réponses à mes devinettes ?

Une fois encore tous se turent et se dispersèrent. Qui devait acheter n'acheta pas. Et qui devait vendre ne vendit pas. Le marché se défit.

Or parmi ces hommes rassemblés se trouvait le surveillant du marché. Il était trés pauvre et avait deux filles, l'une fort belle et l'autre, la plus jeune, chétive mais pleine d'esprit.

Le soir lorsque son père rentra, cette dernière lui dit : 
Mon père, voici deux marchés que tu pars et que tu nous reviens les mains vides. Pourquoi ?
Ma fille, répondit le surveillant, le fils du roi est venu et nous a déclaré : " Vous ne vendrez ni n'achèterez, vous n'achèterez ni ne vendrez que vous n'ayez compris le sens de ce que je vais dire." 
Et que vous a demandé de deviner le prince ? reprit la jeune fille.

Son père lui rapporta les paroles du prince.

La jeune fille réfléchit un peu avant de répondre : 
c'est facile, mon père : l'être qui , le matin, marche sur quatres pattes, à midi sur deux et le soir sur trois, c'est l'homme.

Au matin de sa vie, il rampe sur les pieds et les mains, plus grand il avance sur ses deux pieds. Devenu vieux, il s'appuie sur un bâton. Quand à l'arbre, c'est l'année : 
l'année a douze mois et chaque mois porte trente jours.

Une semaine passa. En ramenant le jour de marché, elle ramena le fils du roi. Il demanda : 
Et aujourdhui avez-vous deviné ?

Le surveillant parla. Il dit : 
Oui, Seigneur. L'être qui le matin marche sur quatres pattes, à midi sur deux, le soir sur trois, c'est l'homme. Et quand à l'arbre, c'est l'année. 
Ouvrez le marché ! ordonna le fils du roi.

Quand vint le soir, le prince s'approcha du surveillantet lui dit : 
Je veux entrer dans ta maison.

Le surveillant répondit : 
Bien seigneur.

Et ils partirent à pied. Le prince déclara : 
Je me suis enfui du paradis de Dieu. J'ai refusé ce que voulait Dieu. Le chemin est long ; porte-moi ou je te porterai. Parle ou je parlerai.

Le surveillant garda le silence. Ils rencontrèrent une rivière : Le fils du roi dit : 
Fais moi traverser la rivière ou je te la ferais traverser.

Le surveillant qui ne comprenait rien ne répondit pas.

Ils arrivèrent en vue de la maison. La plus jeune fille du surveillant (celle qui était malingre mais pleine d'intuition) leur ouvrit. Elle leur dit : 
Soyez les bienvenux : ma mère est allée voir un être qu'elle n'a jamais vu. Mes frères frappent l'eau avec l'eau. Ma soeur se trouve entre un mur et un autre.

Le fils du roi entra. Il dit en voyant la plus belle fille du surveillant : 
Le plat est beau mais il a une fêlure.

La nuit trouva toute la famille réunie. L'on tua un poulet et l'on fit un couscous de fête. Lorsque le repas fût prêt, le prince dit : 
C'est moi qui partagerai le poulet.

Il donna la tête au père ; les ailes au jeunes filles ; les cuisses aux deux garçons ; la poitrine à la mère. Et il se réserva les pattes. Tous mangèrent et se disposèrent à veiller.

Le fils du roi se tourna alors vers la jeune fille pleine d'esprit et lui déclara : 
Pour que tu m'aies dit : "Ma mère est allée voir un être qu'elle n'a jamais vu il faut qu'elle soit sage-femme". Pour que tu m'aies dit "Mes frères frappent l'eau avec l'eau" ils arrosaient des jardins. Et quant à ta soeur, "entre un mur et un autre", elle tissait la laine avec un mur derrière elle et un autre : le métier.

La jeune fille répondit : 
Lorsque tu t'es mis en route, tu as déclaré à mon père : "Je me suis enfui du paradis de Dieu". C'est la pluie qui pour la terre est le paradis de Dieu : Tu craignais donc de te mouiller ? Et puis tu as dit : "J'ai refusé ce que voulait Dieu". C'est la mort que tu refusais ? Dieux vuet nous mourions, mais nous, nous ne voulons pas. 
Tu as dit enfin à mon père : "Le chemin est long, porte moi ou je te porterai ; parle ou je parlerai" pour que le chemin semble plus court. 
Tout comme lui tu as dit, lorsque vous vous êtes trouvé devant la rivière : "Fais moi passer la rivière ou je te la ferais passer" : tu voulais dire : "indique-moi le gué ou je chercherai" .


En entrant dans notre maison, tu as regardé ma soeur tu as dit "Le plat est beau, mais il a une fêlure". Ma soeur est belle en effet, elle est vertueuse, mais elle est fille d'un pauvre homme. 
Et puis tu as partagé le poulet. A mon père tu as donné la tête : il est la tête de la maison.
A ma mère tu as donné la poitrine : elle est le coeur de la maison.
A nous les filles tu as donné les ailes : nous ne resterons pas ici .
A mes frères, tu as donné les cuisses : ils sont les soutiens, les piliers de la maison.
Et toi tu as pris les pattes parce que tu es l'invité : ce sont tes pieds qui t'on amené jusqu'ici, ce sont eux qui te remmèneront.

Dés le lendemain le prince alla trouver le roi son père et lui déclara : 
Moi, je veux épouser la fille du surveillant du marché.......

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 23:19

 

 

 

 

  salam

 

      Le mawlid nabawi charif ,la naissance du prophete mohamed (SWS) se correle au 12 de rabiaa al awal ,cette annee sera le jeudi  24 janvier 2013 ,et se commemore dans un grand nombre de pays d origine musulmane e travers le monde.


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« El Mawlid anabawi », « Mouloud » ou « Sidna » en dialecte algérien est la célébration de la naissance de notre prophète Mohammad (sws) le prophete de la paix et de la serinite .


C’est une grande fête populaire qui anime de gaité, de lumières et de chants tout un quartier jusqu’à l’aube.

Cette fête a été instituée au XIème siècle en Égypte. Certains la considèrent comme une innovation, en arabe, »Bidâa » elle reste cependant une fête célébrée par la plupart des musulmans.

Les médias lui consacrent beaucoup d’émissions, débats, documents et films notamment le Message*, en arabe, « El rissala » que tous les musulmans connaissent bien.



 

La Veille de cet évènement et plus particulièrement en Algérie:

-On récite le Coran (de nombreux concours de chants coraniques sont organisés « Tajwid » et on met l’accent sur la vie de notre prophète.

- Les mosquées sont pleines et les parents saisissent l’occasion pour circoncire leurs garçons.


 

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-La nuit on allume des bougies pour chaque membre de la famille, les mamans mettent du henné à ceux qui le désirent en chantant « Zad anabi wa frahna bih »(le prophète est né et nous en sommes ravis).


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-On veille beaucoup, les enfants jouent avec les pétards et petits feux d’artifices, ce qui engendrent parfois de graves accidents d’où le besoin d’avoir un adulte auprès des enfants.


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Le jour du mouloud Les mamans préparent de la tamina (gâteau à base de semoule grillée, miel et beurre) et lancent des youyous dès l’aube.


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On mange du couscous ou rechta de la (pâte fraîche en sauce blanche) ou bien chakhchoukha  (feuille de semouline très fine arrosée de sauce) et d autres douceurs tel les makroutes et les cigares aux amandes .

C’est aussi l’occasion pour les nombreuses Zaouïas qui existent dans l’ensemble du pays, d’organiser de grandes tablées dans une immense convivialité.qui rend cette fête  un  moment très apprécié par la communauté musulmane.


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rechta (nouilles algerienne)

 

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chakhchoukha

      par cette belle occasion je tiens a souhaiter  a tous les musulmans et musulmanes du monde entier  saha mouloudkoum et notre fierté d être musulman est si grande et immense , que dieu agrée nos actions et nous unissent dans le bien et la fraternité 


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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 21:49

Merci!

       Après aimer et aider ,remercier est assurément le troisième plus beau verbe dans toutes les langues ,une pensée pleine de reconnaissance inspirée par la générosité de toutes les personnes qui m ont encourager ,aider de près ou de loin et surtout soutenue ,merci.............de tout coeur !

une très chère aminaute a pris en photo l article qui a été publier sur dziriet en cuisine de ce mois de janvier qui parle de mon blog et de ma page facebook et me l a gentillement evoyer ,je la remercie du fond du coeur pour ce  geste d'amitié qui m profondément toucher ,merci rachida ,du merveilleux blog http://saveursdorientetdailleurs.over-blog.com

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 01:48

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         Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée du village.

Un jeune homme s’approcha et lui dit :
- Je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans ce village ?

Le vieil homme lui répondit par une question :
- Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?
- Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme. Le vieillard répondit :
- Tu trouveras les mêmes gens ici.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question.
- Je viens d’arriver dans la région ; comment sont les gens qui vivent dans ce village ? Le vieille homme répondit de même :
- Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?
- Ils étaient bons et accueillants, honnêtes ; j’y avais de bons amis ; j’ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme.
- Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses betes non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche :
- Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ?
- Celui qui ouvre son coeur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son coeur.

ayen y thassaramedh atsfedh 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 19:10

                                     azul a lahvev

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       Yennayer est le premier jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'antiquité par les Berbères à travers l'Afrique du nord. Il correspond au premier jour de janvier du Calendrier julien, qui aujourd'hui est décalé de 13 jours par rapport au Calendrier grégorien, soit le 14 janvier de chaque année. Suite probablement à une erreur des premières associations culturelles qui ont prôné le retour à cette fête traditionnelle, menacée de disparition, l'opinion que la date traditionnelle est le 12 janvier est très répandue -surtout en Algérie.

Imensi umenzu n yennayer (le dîner du 1er jour de janvier)

Le repas, préparé pour la circonstance, est assez copieux et différent du quotidien. Les rites sont effectuées d’une façon symbolique. Ils sont destinés à écarter la famine, augurer l’avenir, consacrer le changement et accueillir chaleureusement les forces invisibles auxquelles croyait le berbère. Pour la préparation de « imensi n yennayer », le Kabyle utilise la viande de la bête sacrifiée (asfel), souvent de la volaille, mélangée parfois à la viande séchée (acedluh) pour agrémenter le couscous, élément fondamental de l’art culinaire berbère. Le plus aisé affichent sa différence. Il sacrifie une volaille par membre de la famille. Le coq est pour l’homme (sexe masculin) et la poule pour la femme (sexe féminin). Un coq et une poule sont attribués à la femme enceinte dont l’espoir qu’elle n’accouche pas d’une fille qui était hélas souvent mal accueillie au sein du système patriarcal de certaines tribus.

En revanche, le premier yennayer suivant la naissance d’un garçon était d’une grande importance. Le père effectue la première coupe de cheveux au nouveau né et marque l’événement par l’achat d’une tête de bœuf. Ce rite augure de l’enfant le futur responsable du village. il est répété lors de la première sortie du garçon au marché. Il est transposé, dans les mêmes conditions, à la fête musulmane chiite de l’achoura, dans certaines localités berbérophones.

« Imensi n yennayer » se poursuit tard dans la nuit et la satiété est de rigueur. C’est même désobligeant pour la maîtresse de la maison (tamgart n wexxam) de ne pas se rassasier. Il est aussi un repas de communion. Il se prend en famille. On réserve la part des filles mariées absentes à la fête. On dispose autour du plat commun des cuillères pour signaler leur présence. À travers les génies gardiens, les forces invisibles participent au festin par des petites quantités déposées aux endroits précis, le seuil de la porte, le moulin de pierre aux grains, le pied du tronc du vieux olivier, etc. et la place du métier à tisser qui doit être impérativement enlevé à l’arrivée de yennayer. Sinon les forces invisibles risqueraient de s’emmêler dans les fils et se fâcheraient. Ce qui est mauvais pour les présages.

Pour le Kabyle « amenzu n yennayer » détermine la fin des labours et marque le milieu du cycle humide. Les aliments utilisés durant ce mois sont les mêmes que ceux de la période des labours. La nourriture prise est bouillie, cuite à la vapeur ou levée. Les aliments augmentant de volume à la cuisson sont de bonne augure. La récolte présagée sera d’une grande quantité. Les différentes sortes de couscous, de crêpes, de bouillies, etc., et les légumes secs les agrémentant apparaissent. Les desserts servis seront les fruits secs (figues sèches, abricots secs, noix, etc.), de la récolte passée, amassés dans de grandes et grosses cruches en terre pourvues d’un nombril servant à retirer le contenu (ikufan).

Le mois de yennayer est marqué par le retour sur terre des morts porteurs de la force de fécondité. Durant la fête, les femmes kabyles ne doivent pas porter de ceinture, symbole de fécondité. Celles transgressant la règle subiraient le sortilège de la stérilité. « Imensi n yennayer » nécessite des préparatifs préalables. Dans les Aures et en Kabylie, la veille, la maison est méticuleusement nettoyée et embaumée à l’aide de diverses herbes et branches d’arbres (pin, etc.). Elle ne le sera plus, durant les trois jours suivants sinon le balai de bruyère, confectionné pour la circonstance par les femmes lors de leur sortie à la rencontre du printemps (amagar n tefsut), blesserait les âmes errantes. On procède au changement des pierres du kanun (inyen n lkanun).

Un moment de convivialité familiale

Le jour qui précède Yennayer, soit le 12 janvier reste le plus important. La veille donc de cette fête, le repas est frugal. Le plus souvent on prépare berkukes, boulettes de farine cuites dans un bouillon léger ou encore Icacmen, blé en grain préparé au lait ou en sauce. Ailleurs on ne consomme que du lait ou des légumes secs cuits à l’eau. Le lendemain en revanche, on partage un repas copieux en signe de prospérité, composé des éléments suivants :

  • gâteaux/galettes : lesfenj (des beignets), tiγrifin (crêpes),

  • plat des « sept légumes » fait uniquement de plantes vertes ;

  • viande (volaille, chevreaux ou moutons).

  • friandises (fruits secs comme figues sèches, amandes, noisettes, dattes..).

Dans certaines régions d'Algérie et du Maroc (Berkane chez les Iznassen), on évite de manger des aliments épicés ou amers pour se préserver d’une mauvaise année. Le repas de Yennayer est conditionné par les récoltes selon les régions mais aussi par les moyens des uns et des autres. Les aliments servis vont symboliser la richesse, la fertilité ou l'abondance. Il est ainsi des irecman (bouillie de blé et de fèves) ou le cœur du palmier chez les Beni-Hawa : pas question de rater le repas de bénédiction qu'est celui de Yennayer

source wikipedia  

pour cette belle occasion je souhaite ASSAEGASS AMEGAZ pour tous les berbers et amazighs du monde  

et je vous presente qlq plats qui marquent cette occasion .

 

 

DSC05842      DSC05913

msemen (lmchewech)                           couscous aux legumes (seksou lkhodra)

 

DSC05980   janvier 158

chakhchoukha                                                           couscous aux cardes (seksou tsaga)

                    DSC06736

                            tlitli ( arozzo en sauce )

 

aid kbir 108   aid kbir 270

     baghrir (mille trous)                                                                             lakhfef (sfenj)

 

novembre suite 015     novembre suite 012

                 berkoukes ( verkoukes dhou vissar)

                          015-copie-1 

                             la galette (aghroum)

 

           janvier 041

          afdhir ou afetssath (chakhchoukha be lahlib)

 

DSC06385 DSC07813

  roulade au miel (lmenfoukh)              makrout 3ssal

 

               DSC06686

                      rechta (nouilles algerienne)

 

DSC07869  DSC08006

matlou3 (pain berbere)                         hmiss (felfel ou toumatiche)

 

          DSC08027   

                          mini baghrir au miel

          DSC09156

                             amwarak (meloui)

 

DSC09593 DSC09243

L'mchalwech                                          mbesses

 

          DSC09112-copie-1

                   msemen fourrées

 

 

                     

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 02:17

 

azul a lahvav 

 

Qui ne peut voir un autre monde est aveugle.

Qui ne sait dire un mot gentil quand il le faut est muet .

Qui est tourmente par un trop grand desir est pauvre .

Celui dont le coeur est content est riche .

 

 

 

 

 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 12:43

bonjour

je voudrais publier aujourd'hui cette citation que j aime tellement ;qui parle des relations familiale et surtout fraternelle  ,qui a pour but de rappeler que même si il y a   des différents entre les frères c est des divergences  d avis et d opinions et que le sang qui coule dans leur veines est le même; et personne ne pourra essayer de causer du tord a mon frère et moi a ses cote .

Ur hamlagh gma Ur hamlagh win i thiwthen 



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j adore la cuisine surtout celle de ma mère a que je lui  rend un hommage avec mes réalisations
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